Fragaria sp.
Phytophthora cactorum
Tout comme la pourriture amère, la pourriture du rhizome du fraisier est causée par le champignon Phytophthora cactorum. La maladie fait partie des champignons du mildiou. Le champignon qui reste dans le sol (maladie transmise par le sol) peut y survivre avec ses spores pendant plus de 10 ans.
La plante commence à se flétrir à partir de la couronne. À l’intérieur du rhizome, une zone bien délimitée présente une nécrose spongieuse de couleur rouge brun. Si l’on tente d’extraire la plante du sol, elle se casse volontiers au niveau du collet de la racine. Au stade final de la maladie, la plante entière finit par se flétrir.
Dans des conditions humides, des spores se forment au printemps et en été. Le champignon se multiplie de manière optimale à une température de 20-25 °C. Les spores se déposent sur les fleurs et les fruits à la suite d’éclaboussures provoquées par les précipitations (pluie, grêle) et de mesures d’entretien dans la culture. Elles pénètrent particulièrement facilement par les organes blessés de la plante. Le champignon infecte également toute une série d’autres plantes, y compris les mauvaises herbes.
La maladie commence peu après la plantation ou la floraison. L’infection peut également être favorisée par la stagnation de l’eau ou par des blessures de la plante pendant toute la durée de la culture.
N’utiliser que des plantes saines pour la création d’une nouvelle plate-bande de fraisiers et éviter les légumineuses et la phacélie comme cultures précédentes. Choisir des variétés peu sensibles. Éviter de cultiver dans des endroits qui ont tendance à retenir l’eau et planter en plus sur des buttes. Éviter la culture répétée sur la même surface, sinon la pression d’infection par les spores présentes augmente. Empêcher le contact des fruits avec le sol (avec de la paille). Éliminer rapidement les fruits infectés et surtout les plantes présentant une pourriture du rhizome. Ne pas blesser les plantes lors des travaux d’entretien et les effectuer lorsque les plantes et le temps sont secs.
Le traitement le plus efficace est 1 traitement en été, lorsque le risque d’infestation existe en raison de conditions favorisant la maladie. Dès la nouaison, bien planifier les éventuels délais d’attente afin qu’à la maturité des fruits, le délai d’attente soit terminé. Les traitements après la récolte ont un effet préventif sur les fruits de l’année suivante s’ils permettent d’éviter la propagation de la pourriture du rhizome.



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